Le banc de la victoire
Résumé éditeur
L’auteur nous introduit dans l’esprit d’un bawab cairote, c’est-à-dire d’un gardien d’immeuble. Chez le bawab, il y a du concierge à l’occidentale, à savoir porter le courrier, s’occuper du nettoyage de la cage d’escalier et, le cas échéant, rendre de petits services aux locataires ou propriétaires dudit immeuble ; mais il y a aussi, et c’est le plus important, un sentiment de promotion sociale. Tarek, le bawab mis en scène par l’auteur, vient de Haute Égypte, où la pauvreté est assurée à vie. D’être au Caire constitue déjà une promotion. D’avoir affaire à des occupants de l’immeuble tel un officier, un homme important, le valorise chaque jour. Et puis, bien évidemment, il y a l’autre face de la vie de Tarek : le manque de femme, la fréquentation des prostituées, l’obligation d’être un indic pour le commissaire Youssef Charif (avec une attention particulière pour le locataire du septième, l’officier copte de l’Armée de Terre Matta Kassam), son amitié avec Younès, un autre bawab, et, de fil en aiguille, les bêtises, l’engrenage fatal. Tout ceci sous la pression du commissaire qui se fait de plus en plus pressante en cette veille de guerre du Kippour d’octobre 1973.L’auteur a vécu adolescent trois années au Caire de 1972 à 1975. Il a donc été témoin de la guerre du Kippour vue de l’arrière. Bien évidemment il a puisé dans ses souvenirs encore vifs la matière de ce roman. Souvenirs qui ont été confrontés à d’autres témoignages de cette époque.
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